De députée du Waikato à Première ministre en 2017
Son entrée au parlement néo-zélandais s’est faite le 8 novembre 2008 et est devenu le plus jeune membre du parlement (cela n’a plus été le cas en 2010). Elle conduira les travaillistes lors des législatives du 23 septembre 2017. Avec 36,89%, les travaillistes arriveront deuxième et on va assister à la formation d’un gouvernement de coalition incluant les partis Nouvelle-Zélande d’abord et le Parti vert. Elle sera reconduite au poste de Première ministre lors des élections législatives anticipées de 2020 où les travaillistes font leur meilleur depuis 1946 et obtiennent la majorité absolue. Tout cela s’inscrit dans une « Jacindamania » entamée dès 2017.
La Nouvelle-Zélande a connu une démission surprise venant de sa part le 19 janvier 2023. La raison évoquée par celle-ci est de « n’avoir plus assez d’énergie » pour continuer, d’autant plus que les sondages sont plutôt défavorables en vue des législatives d’octobre 2023. De plus, il se pourrait que les travaillistes perdent la majorité absolue. Cette démission a bien sûr suscité des réactions de toute la classe politique néo-zélandaise. Malgré leurs désaccords politiques, les dirigeants des partis d’opposition, Parti National et ACT, l’ont remercié pour son service. La critique vient finalement du parti Nouvelle-Zélande d’abord et de son dirigeant Winston Peters, qui estime que cette démission n’est qu’un échec de sa politique sur la période 2020-2023.

Jacinda Ardern, une Première ministre qui aura marqué la vie politique néo-zélandaise à sa façon.
Jacinda Ardern © parliament.nz
Quel bilan en tirer pour Jacinda Ardern ?
Le mandat de première ministre de Jacinda Ardern a été mouvementé avec plusieurs événements importants tels qu’une éruption meurtrière en 2019, la crise du Covid, mais aussi l’attentat de Christchurch qui est l’attentat le plus meurtrier qu’ait connu le pays en temps de paix. Elle aura su faire face à ses événements importants à sa façon. La bonne gestion du Covid lui aura permis, d’une certaine façon, de remporter les législatives de 2020. La réaction de Jacinda Ardern a été saluée par toute la classe politique néo-zélandaise, y compris l’opposition.
Outre ces événements qui auront marqué ces deux mandats, des politiques ont été menées, que ce soit au niveau national ou concernant les affaires étrangères. On peut citer, par exemple, des augmentations régulières concernant le salaire minimum ainsi que l’introduction du fonds de croissance provincial permettant d’investir dans des projets d’infrastructure rurale sur le plan économique dans le cadre de son premier mandat. Le domaine social, qui reste important pour elle, a vu, par exemple, une augmentation des principales prestations sociales et concorde avec son programme social-démocrate. Pour sa politique étrangère, on a plutôt vu des renforcements des relations au niveau international.
Celle-ci reste populaire au niveau national, même si cela l’a moins été ces derniers mois. De même, elle reste une référence pour beaucoup de sociaux-démocrates au niveau mondial. Des critiques ont aussi lieu sur son mandat de Première ministre. Par exemple, la hausse des coûts des logements (à partir de 2022) est l’une des critiques énoncées contre elle.
Chris Hipkins, nouveau Premier ministre
Son successeur, Chris Hipkins, a pris la succession de l’ère post-Ardern et est Premier ministre depuis le 25 janvier 2023. Il est issu du Parti travailliste néo-zélandais et était ministre de l’Éducation avant. En plus de cela, celui-ci occupait aussi le poste de ministre de la Fonction publique et a été en première ligne face au Covid-19 (en étant Ministre de la Réponse au Covid-19 du 6 novembre 2020 au 14 juin 2022).

Chris Hipkins © parliament.nz
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