
- Population : 9,178 millions d’habitants (2023)
- Capitale : Minsk
- Plus grande ville : Minsk
- Monnaie : Rouble Biélorusse
- Langues officielles : Biélorusse et Russe

Carte de la Biélorussie
Ex-république socialiste soviétique
La Biélorussie est une ancienne république socialiste soviétique faisant anciennement partie de l’URSS. L’indépendance a été proclamée le 25 août 1991 à la suite de l’effondrement de l’URSS. La Biélorussie n’est pas considérée aux yeux de la communauté internationale comme une démocratie libérale. D’ailleurs, le pays est ce qu’on appelle « la dernière dictature de l’Est ».
Système politique biélorusse
L’Assemblée nationale est le parlement bicaméral qui légifère la vie politique biélorusse, dont le siège se trouve à Minsk, la capitale. Les deux chambres sont les suivantes :
- Le Conseil de la République qui est la chambre haute avec 64 conseillers élus pour une durée de quatre ans. Les projets de loi venant de la chambre basse sont examinés par cette dernière avant leur approbation (via aussi par le pouvoir législatif exercé conjointement avec la chambre basse).
- La chambre des représentants, qui est la chambre basse, avec ses 110 représentants élus aussi pour une durée de quatre ans. Son pouvoir législatif lui confère le vote des lois, de contrôler l’exécutif. Elle doit aussi approuver la nomination du Premier ministre et peut émettre une motion de censure contre le gouvernement.
Dans les faits, il n’y a pas d’opposition à l’Assemblée nationale depuis 2004 (sauf un député élu de l’opposition lors des législatives de 2016), voire même avant, avec le peu d’opposition présente face aux choix du Président. Ce sont soit des candidats affiliés à des partis pro-Loukachenko, soit des candidats indépendants qui composent les deux chambres. Le pouvoir est en réalité entre les mains du Président, y compris pour les dépenses, par exemple. On pourrait même dire que les décrets présidentiels surpassent la législation ordinaire, ce qui donne lieu à une démocratie en trompe-l’oeil.
Quel gouvernement pour la Biélorussie ?
Alexandre Loukachenko est le président de la Biélorussie depuis 1994. Autoritaire, celui-ci dirige le pays d’une main de fer depuis ses débuts, en enfermant par exemple les opposants politiques. Celui-ci est aussi pro-russe et contre l’Union Européenne ainsi que de l’Occident. La dernière élection présidentielle biélorusse datant de 2020, comme les précédentes, fait l’objet de critiques quant à la transparence de l’élection, avec de forts soupçons de fraude. D’ailleurs, tous les pays ne reconnaissent pas le scrutin, sauf la Russie et ses alliés. Svetlana Guéorguievna Tikhanovskaïa, la cheffe de l’opposition biélorusse qui s’était présentée aux élections présidentielles, est en exil en Lituanie. L’extradition demandée par la Biélorussie a été refusée par la Lituanie.

Alexandre Loukachenko © president.gov.by
Les partis représentés dans les deux chambres sont des partis pro-gouvernementaux. Les partis d’opposition, non favorables à Loukachenko, voient beaucoup de leurs membres importants emprisonnés, ce qui provoque un boycott de leur part. Les dernières législatives ont été remportées par les membres pro-gouvernementaux après que l’opposition en ait été empêchée de concourir. Une petite spécificité est que les membres pro-gouvernementaux sont indépendants (même s’ils viennent de partis favorables à Loukachenko). Cela reste des candidats acquis à la cause de Loukachenko.
Quels résultats pour les présidentielles de 2025 ?
À l’image des dernières présidentielles, ces élections, qui font l’objet de soupçons de fraude, et ont vu une fois de plus la victoire de Loukachenko. L’opposition ayant été empêchée de se présenter, les candidats rivaux, à l’exception d’une sont favorables à Loukachenko, ce qui donne un « simulacre de démocratie ». Cette élection est reconnue par la Russie et ses alliés. L’Union européenne a émis des critiques envers le résultat, notamment via Kaja Kallas, mais la déclaration commune rejetant la légitimité de l’élection a été bloquée par la Hongrie (compte tenu des liens entre Viktor Orbán et Poutine).
Les organisations politiques dans ce qu’on appelle la « dernière dictature de l’Est »
Belaïa Rous, organisation politique en faveur de Loukachenko

Logo de l’organisation politique pro-Loukachenko Belaïa Rous’ © belayarus.by
Belaïa Rous’ est une organisation politique qui vise à soutenir le président Loukachenko. Il n’y a pas vraiment d’idéologie qui caractérise cette organisation en dehors de cela. L’idée de faire passer cette organisation en parti politique reste en vogue, mais celle-ci n’est ni soutenue par Loukachenko, qui n’est pas non plus opposé à cette idée. On pourrait dire que cette idée se base sur le Front populaire panrusse.
KPB (Parti communiste de Biélorussie)

- Fondation : 2 novembre 1996
- Positionnement : Extrême-gauche
- Idéologie : Communisme
Logo du Parti communiste de Biélorussie
Le parti communiste de Biélorussie est un parti situé à l’extrême-gauche et de tendance communiste. La politique du parti est de soutenir le président Alexandre Loukachenko. Comme pour Belaïa Rous’, ses membres sont élus en tant qu’indépendants. Le KPB fait partie d’une fédération qui regroupe les anciens partis communistes des États post-soviétiques qui s’appelle L’Union des partis communistes – Parti communiste de l’Union soviétique (UCP-CPSU). Certains sont interdits, comme c’est le cas par exemple en Ukraine ou en Lituanie.
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