
- Population : 19,06 millions d’habitants (2023)
- Capitale : Bucarest
- Plus grande ville : Bucarest
- Monnaie : Nouveau Leu roumain
- Langue officielle : Roumain

Carte de la Roumanie
Nicolae Ceaușescu
C’est le dernier dirigeant du régime communiste mis en place en 1945. A la tête du pays en 1965, celui-ci sera condamné et exécuté avec sa femme le 25 décembre 1989 à la suite de la révolution roumaine. Cet événement, qui s’est déroulé du 16 au 25 décembre 1989 et caractérisé par une série d’émeutes et de protestations envers la dictature de Ceaușescu et le régime communiste, a marqué la fin de la dictature et provoqué la chute du régime communiste. Cela a été aussi le début de la démocratie parlementaire telle que l’on connaît aujourd’hui.

Portrait officiel (1965) de Nicolae Ceaușescu (1918-1989)
La Roumanie dans l’Union européenne
La Roumanie est entrée dans l’Union européenne le 1er janvier 2007 avec la Bulgarie. Le dépôt de candidature a eu lieu le 22 juin 1995. Cette entrée dans l’UE s’est faite avec « des mesures d’accompagnement » et a nécessité des efforts au niveau de l’état de droit en ce qui concerne la lutte contre la corruption, par exemple.
La Roumanie dans l’OTAN
La Roumanie est entrée dans l’OTAN en 2004 lors du plus large élargissement. A la suite de l’invasion de l’Ukraine le 24 février 2022 et pour renforcer la présence de l’OTAN dans la partie orientale, un des huit groupements tactiques est présent (qui fait partie des quatre nouveaux groupements tactiques créés).

Une militaire roumaine du groupement tactique multinational nouvellement créé en Roumanie s’entraîne avec des soldats d’autres pays de l’OTAN © nato.int
Système politique roumain
Le Parlement roumain est l’institution législative qui régit la vie politique du pays et dont le siège se situe à Bucarest, la capitale du pays. La nature de ce parlement est de type bicaméral avec les deux chambres qui se trouvent dans le Palais du parlement :
- La Chambre des députés, qui est la chambre basse, composée de 329 sièges de députés élus pour quatre ans. Son rôle, via le pouvoir législatif, est de voter les lois ainsi que de contrôler l’action du gouvernement.
- Le Sénat qui est la chambre haute composée de 136 sièges de sénateurs élus pour quatre ans. Cette chambre haute approuve les lois votées à la Chambre des députés (via le pouvoir législatif exercé conjointement avec la chambre basse).

Logo du Sénat © senat.ro


Palais du Parlement (à gauche), la Chambre des députés (à droite) © cdep.ro
Quel gouvernement pour la Roumanie ?
Ilie-Gavril Bolojan est le Premier ministre roumain depuis le 23 juin 2025 et a succédé à Cătălin Marian Predoiu (qui assurait la fonction par intérim). Il est issu du Parti national libéral. Ces nominations s’inscrivent dans un contexte politique compliqué.

Ilie-Gavril Bolojan © gov.ro
Le siège du gouvernement se trouve au Palais de la Victoire.
Palais de la Victoire © gov.ro

Quels résultats pour les législatives de 2024 ?
Les législatives ont été remportées par le PSD, mais avec un recul. Ces élections ont vu un recul des partis pro-européens (PNL et USR), tandis que les populistes font une percée avec en tête l’Alliance pour l’unité des roumains (AUR).
Quels résultats pour les européennes de 2024 ?
La Coalition nationale pour la Roumanie (comprenant les deux grands partis PSD et PNL) l’emporte largement. L’extrême-droite menée par AUR au sein d’une coalition (Alliance AUR) fait son entrée au Parlement européen. La chute la plus sévère est pour la coalition menée par l’USR qui subit le recul le plus important, avec la formation d’extrême-droite de AUR qui la dépasse.
La Coalition nationale pour la Roumanie a remporté 19 sièges sur 33 possibles avec près de 50% des voix. L’Alliance AUR fait son entrée au parlement avec six sièges, tout comme l’autre formation S.O.S Roumanie de la personnalité d’extrême-droite sulfureuse Diana Iovanovici-Șoșoacă obtient deux sièges. L’Alliance de la droite unie (menée par USR) passe de 10 sièges à 3 sièges tandis que l’UDMR (L’Union démocrate magyare de Roumanie) se maintient à deux sièges. Un siège est obtenu par un candidat indépendant, Nicolae Ștefănuță.
Les deux partis forts de la vie politique roumaine
PSD (Parti Social-démocrate)

- Fondation : 16 juin 2001 ((sous la forme actuelle))
- Positionnement : Centre-gauche ou Attrape-tout
- Idéologie : Social-démocratie, Conservatisme social Populisme de gauche, Pro-européen
- Groupe au parlement européen : S&D (L’ Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates)
Logo du Parti social-démocrate
Fondation du Parti social-démocrate
Ses origines remontent au Front démocratique de salut national (formé le 7 avril 1992) qui est issu de l’éclatement du FSN entre l’aile la plus radicale et conservatrice menée par Ion Iliescu et l’aile la plus modérée et pro-européenne menée par Petre Roman. Le nom d’aujourd’hui ne date que de 2001 après une fusion avec un autre parti.

Ion Iliescu
Quel est son poids au niveau national ?
Le Parti social-démocrate est situé au centre-gauche. Malgré ce positionnement, le parti est conservateur sur les questions sociales ainsi que sociétales, contrairement au groupe européen du PSE, bien que cette dimension sociale-conservatrice soit aussi présente dans le centre-droit au niveau du pays. Ses politiques économiques se rapprochent du centre-gauche mais l’ont été aussi libérales voire nationalistes par le passé. On peut le décrire comme un parti populiste de gauche et pro-européen (une position qui ne l’était pas à ses débuts).
Le Parti social-démocrate est un des deux partis politiques roumains qui domine la vie politique du pays avec le PNL.
Des personnalités venant de ce parti
Beaucoup des Premiers ministres du pays viennent du PSD, tels que Victor Ponta. Celui-ci sera le premier Premier ministre qui fera l’objet de poursuites judiciaires pendant son mandat. Plusieurs controverses ainsi que des scandales de corruption, marqués par de grandes manifestations dénonçant cela, auront marqué ces années de mandat.
PNL (Parti national-libéral)

- Fondation : 15 janvier 1990 (rétabli après la révolution roumaine)
- Positionnement : Centre-droit
- Idéologie : Démocratie-chrétienne, Conservatisme social, Pro-européen
- Groupe au parlement européen : PPE (Parti populaire européen)
Logo du Parti national libéral
Fondation du Parti national libéral
Refondé en 1990 après la révolution roumaine de 1989 qui a abouti à la chute du communisme, le parti tient son héritage dans le parti du même nom Parti national-libéral (1875-1947). Cette ancienne formation politique a été suspendue pendant la période allant de 1938 à 1944 puis par le régime communiste en 1947.
Quel est son poids au niveau national ?
Le Parti national libéral est situé au centre-droit et de tendance libéral-conservateur. Même si le libéralisme est la doctrine du parti, c’est le libéralisme-conservateur qui domine largement. Aujourd’hui, on pourrait dire que le parti est résolument conservateur. Cela a même été démontré après que le parti a quitté le groupe centriste de l’ADLE (aujourd’hui Renew Europe) pour rejoindre le PPE (Parti populaire européen). Sur le plan économique, le parti est en faveur du libéralisme économique avec une forte privatisation de l’économie, tandis que le conservatisme est de mise sur le plan social et sociétal.
Le Parti national libéral est un des deux partis politiques roumains qui domine la vie politique du pays.
Des personnalités venant de ce parti
Des Premiers ministres sont issus de ces rangs comme Florin Cîțu ou Ludovic Orban. Un Premier ministre qui a été important est Călin Constantin Anton Popescu-Tăriceanu. Durant son mandat (29 décembre 2004 au 22 décembre 2008), des réformes majeures ont été adoptées : la réévaluation du leu, la professionnalisation des forces armées roumaines mais aussi l’entrée de la Roumanie dans l’Union européenne en 2007. L’essor économique a aussi été conséquent, même si des critiques ont été émises par les économistes. Celles-ci concernaient, par exemple, une augmentation des dépenses publiques conséquentes ou une mauvaise gestion à la suite de la privatisation de BCR, qui est le groupe financier le plus important en Roumanie. Un autre fait marquant concerne la détérioration des relations entre lui et le président Traian Băsescu sur des divergences concernant de nombreux points.

Călin Constantin Anton Popescu-Tăriceanu
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