
- Population : 2,943 millions d’habitants (2023)
- Capitale : Erevan
- Monnaie : Dram
- Langue officielle : Arménien

Carte de l’Arménie
Ex-République socialiste soviétique
L’Arménie est une ancienne république socialiste soviétique dont l’indépendance a été effective le 21 septembre 1991 suite à la dislocation de l’URSS.
Conflit du Haut-Karabagh (20 février 1988 – présent)
Le Conflit du Haut-Karabagh fait partie de ce qu’on appelle les conflits posts-soviétiques issus de la dislocation de l’URSS. Ce territoire (appelé aussi Artsakh), enclavé dans l’Azerbaïdjan, est composé à plus de 80% d’arméniens. Cela reste un contentieux avec son voisin azéri et auxquels la diplomatie n’a pas apporté de réponse pour l’instant. La première guerre concernant l’Artsakh a eu lieu en 1988 avec une fin le 16 mai 1994. La seconde guerre du Haut-Karabagh a eu lieu en 2020 et a duré quarante-quatre jours.
Malgré un accord de cessez-le-feu signé à la fin de la Seconde guerre du Haut-Karabagh, les tensions vont continuer à persister, avec notamment l’invasion de l’enclave par les azéris le 19 septembre 2023. Un accord de paix, négocié sous la houlette des États-Unis, a été paraphé (en attente d’une signature définitive) par les deux pays en 2025. Néanmoins, des désaccords ont lieu, ce qui empêche un règlement global. Pour les contentieux, on peut évoquer, par exemple, le refus des azéris d’accorder le droit aux arméniens de revenir dans ce territoire.
Quelle relation pour l’Arménie vis-à-vis de l’UE ?
On peut dire que les relations entre l’Arménie et l’UE sont positives depuis plusieurs années et ont été établies depuis l’indépendance de la première en 1991. Les deux sont liés par un accord datant de 2017, l’Accord de partenariat global et renforcé UE-Arménie (APGE). L’Arménie fait aussi partie du partenariat oriental de l’UE, et ce dès son inauguration en 2009. Le pays est aussi membre d’une autre organisation qui n’est autre que la Communauté des États indépendants (CEI) depuis 1991, en étant membre fondateur.
Ce rapprochement a pris une nouvelle tournure lorsque le Parlement européen a adopté en 2024 une résolution mentionnant la possible adhésion du pays à l’UE si les critères de Copenhague sont remplis. L’intégration européenne est une volonté forte du Premier ministre actuel, Nikol Pachinian.
Système politique arménien
L’Assemblée nationale est le parlement monocaméral qui régit la vie politique arménienne et dont le siège se situe à Erevan, la capitale du pays. Le nombre de députés se trouve au nombre de 105, pour une durée de mandat de cinq ans. Son rôle est d’exercer le pouvoir législatif via la proposition et le vote de loi, l’adoption du budget ainsi que le contrôle de l’exécutif.
Le Premier ministre détient l’essentiel du pouvoir depuis 2018 suite à une réforme de la constitution datant de 2015. Le Président de l’Arménie n’a plus qu’une fonction honorifique et le pays est passé à un régime parlementaire (anciennement semi-présidentiel).

Bâtiment de L’Assemblée nationale
Quel gouvernement pour l’Arménie ?
Nikol Pachinian est le Premier ministre d’Arménie depuis le 8 mai 2018. Il est issu de la formation pro-européenne Contrat civil.

Nikol Pachinian © primeminister.am
Quels résultats pour les législatives de 2026 ?
Ces élections de juin ont lieu dans un contexte marqué par la guerre en Ukraine et un rapprochement européen sous la houlette du Premier ministre sortant Nikol Pachinian. On peut aussi noter les tentatives de déstabilisation venant de la Russie et couplées aux événements précédemment cités. C’est une victoire sans conteste pour Contrat civil (KP) avec 49,87%, qui loupe de peu la majorité absolue. Pachinian se retrouve dans une bonne posture pour continuer sa gouvernance, sachant que son parti, Contrat civil, dispose de 64 sièges sur les 105 sièges. Ce scrutin est aussi une victoire pour le camp pro-européen et atlantiste, chemin exprimé via ce vote.
Le reste des sièges est pourvu par l’opposition. La formation politique pro-russe récente de Arménie forte arrive deuxième (23,30%) avec 29 sièges. La coalition pro-russe Alliance arménienne de l’ancien Président Robert Kotcharian voit son nombre de sièges diminuer (douze sur les vingt-neufs de l’ancienne législature). Toutes les autres formations ou coalitions n’ont pas atteint leurs seuils, ce qui est le cas par exemple pour Arménie prospère (avec une sortie du parlement à la clef). C’est une défaite géopolitique pour la Russie de Poutine qui voit l’Arménie s’éloigner et peut-être aussi quitter définitivement l’Union économique eurasiatique (UEE). Le résultat est contesté par l’opposition dont Arménie forte est la principale composante.
Contrat civil (KP), parti dominant du Premier ministre Nikol Pachinian depuis la révolution arménienne de 2018

- Fondation : 30 mai 2015 (sous sa forme actuelle)
- Positionnement : Centre
- Idéologie : Libéralisme, Réformisme, Populisme, Pro-européen
Logo du KP
Fondation et poids politique au niveau national
Contrat civil est un parti centriste. Sa transformation en parti politique date du 30 mai 2015 en amont des législatives de 2017, mais son origine remonte deux ans avant. KP a d’abord été enregistré comme une organisation non gouvernementale le 24 juillet 2013. Il n’y a pas d’idéologie définie, même si on peut le qualifier comme réformiste ou libéral, avec un positionnement centriste (au niveau international). Au niveau international, le parti est pour l’intégration européenne, qui constitue même son agenda politique à l’heure actuelle. A contrario, les relations avec la Russie, combinées au rapprochement européen de ces dernières années, se sont fortement dégradées.
C’est le parti dominant de la vie politique arménienne en arrivant premier constamment depuis les législatives anticipées de 2018 (après son entrée au parlement lors des législatives un an avant). Nikol Pachinian en est actuellement à son quatrième mandat de premier ministre (depuis son intronisation le 8 mai 2018.
Des personnalités venant de ce parti
Nikol Pachinian est la personnalité centrale de ce parti pro-européen. Membre de partis d’opposition à Robert Kotcharian et Serge Sarkissian, il est député depuis 2012, avant même de prendre les rênes du pays depuis huit ans. Ce dernier s’est imposé comme la figure forte du pays depuis la révolution arménienne de 2018, qui a pour conséquence la démission au pouvoir de Serge Sarkissian. La guerre du Haut-Karabagh, coupée à la dégradation des liens avec son voisin, est l’événement géopolitique qui marque son mandat actuel et ce depuis le début. Preuve de l’impact du conflit sur la vie politique du pays, Nikol Pachinian a été confronté à des manifestations réclamant sa démission en 2022, avec un reproche d’abandon de l’enclave. L’intégration européenne est aussi, et encore plus à l’heure actuelle, son nouvel objectif de mandat, avec des relations qui se sont largement distendues avec la Russie.
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